Être impliqué·e socialement comme gestalt-thérapeute
Cycle de rencontres et de réflexion – Institut GREFOR et Association Psynodie
Comment être gestalt-thérapeute dans un monde traversé par les crises, les inégalités, les violences et les transformations sociales et politiques ?
La Gestalt-thérapie ne se pratique pas hors du monde. Nous rencontrons des personnes dont les existences sont traversées par des réalités sociales, économiques, politiques,
culturelles et environnementales. Ces réalités façonnent nos expériences, nos relations, nos possibilités d’agir et nos manières de souffrir.
En tant que gestalt-thérapeutes, nous sommes nous-mêmes situé·es dans ce monde, traversé·es par ses tensions et ses contradictions. Notre posture ne saurait être celle d’une neutralité qui nous placerait à l’extérieur de ce qui se joue.
Mais comment reconnaître notre implication sans faire de l’espace thérapeutique un lieu de prescription idéologique ? Comment accueillir la singularité de chaque expérience sans méconnaître les rapports de pouvoir et les violences systémiques qui participent à la constituer ? Comment articuler attention à la personne, sensibilité au champ et responsabilité collective ?
L’Institut GREFOR, en collaboration avec l’association Psynodie, propose un cycle de soirées pour explorer ensemble ces questions, partager nos expériences, confronter nos points de vue et nourrir une réflexion vivante sur les dimensions sociales et politiques de notre pratique.
Il ne s’agit ni d’apporter des réponses toutes faites, ni de définir ce que devrait être une « bonne » posture de thérapeute, mais d’ouvrir un espace où nous pourrons questionner nos évidences, éprouver nos désaccords et chercher comment rester engagé·es dans la rencontre, avec toute sa complexité.
Informations pratiques
- Horaires : 19h à 20h30
- Rythme : cinq soirées entre novembre 2026 et septembre 2027. Les rencontres peuvent être suivies indépendamment les unes des autres.
- Public : toutes celles et ceux qui souhaitent interroger, approfondir et mettre au travail les dimensions sociales et politiques de la Gestalt-thérapie.
- Participation : en présence ou à distance. En visioconférence, les contributions aux échanges se font par écrit, via le chat, sans prise de parole orale directe.
- Participation aux frais : 8 € par soirée. Inscription via HelloAsso pour chaque conférence.
Pour s’inscrire, il suffit de continuer ici via helloasso !
Programme des rencontres
Être gestalt-thérapeute dans le contexte géopolitique et environnemental actuel
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Guerres, bouleversements climatiques, montée des autoritarismes, polarisation des débats, incertitudes quant à l’avenir… Le monde dans lequel nous vivons traverse des transformations qui nous affectent, parfois profondément, et qui ne s’arrêtent pas à la porte de nos cabinets.
Comment ces réalités entrent-elles dans la relation thérapeutique ? Que faisons-nous de nos propres inquiétudes, indignations, convictions ou sentiments d’impuissance ? Comment accueillir celles et ceux qui vivent ces événements autrement que nous, parfois depuis des positions qui nous heurtent ?
La Gestalt-thérapie nous invite à considérer l’expérience humaine comme indissociable du champ dans lequel elle émerge. Mais qu’est-ce que cela implique concrètement dans notre manière d’être thérapeute aujourd’hui ?
Cette première soirée sera l’occasion d’explorer ensemble nos façons d’être affecté·es par le monde, les tensions que cela suscite dans notre pratique et les possibilités d’un engagement qui ne renonce ni à notre sensibilité ni à notre disponibilité à l’autre.
Articuler l’individuel et le politique dans le cabinet
Les difficultés que rencontrent les personnes que nous accompagnons ne relèvent pas uniquement de leur histoire personnelle. Elles s’inscrivent aussi dans des
contextes sociaux et politiques, des normes, des rapports de pouvoir et des conditions de vie qui participent à façonner leur expérience.
Comment prendre en compte ces dimensions sans réduire la singularité d’une personne à son appartenance sociale ou à sa position dans la société ? À l’inverse, comment éviter de psychologiser des souffrances qui trouvent aussi leur origine dans des réalités collectives ?
Dans nos cabinets, ces questions se posent parfois de manière très concrète : lorsque nous rencontrons des expériences de discrimination, de précarité, de domination ou lorsque nos propres valeurs entrent en tension avec celles des personnes accompagnées.
Comment tenir ensemble l’attention à l’expérience singulière et la conscience de ses dimensions politiques ? Comment rester engagé·es dans la rencontre sans imposer nos lectures du monde ?
Cette soirée nous invitera à explorer cette articulation délicate entre l’intime et le collectif, en questionnant nos manières d’écouter, de comprendre et d’intervenir.
Travailler avec les violences systémiques
Sexisme, racisme, LGBTphobies, validisme, rapports de classe…
Les violences systémiques traversent notre société et participent à façonner les expériences individuelles, les relations et les possibilités d’existence de chacun·e.
Elles peuvent être explicites ou diffuses, visibles ou banalisées, intériorisées ou reproduites à notre insu. Elles traversent aussi l’espace thérapeutique, dans les récits des personnes que nous accompagnons, mais également dans la relation qui se construit avec elles.
Comment accueillir les expériences de celles et ceux qui subissent ces violences sans les réduire à une position de victime ? Comment reconnaître les rapports de domination sans enfermer les personnes dans des catégories figées ? Comment travailler lorsque ces violences sont minimisées, contestées ou reproduites dans la rencontre ?
Et comment interroger nos propres places, nos privilèges, nos angles morts et les effets possibles de nos interventions ?
Cette soirée proposera de mettre au travail ces questions, en explorant comment une posture gestaltiste, attentive au champ, aux rapports de pouvoir et à la singularité de l’expérience, peut contribuer à reconnaître et à accompagner les effets des violences systémiques, sans les neutraliser ni les réduire à des problématiques individuelles.
Thème à venir
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